Telemann, JC Bach, Buxtehude, Bruhns, JS Bach

German Baroque Cantatas

Gli Angeli Genève, Stephan MacLeod

Sony Vivarte
88697225032 / 2008

      

Un voyage en cantate...

Si Johann Sebastian Bach et Georg Philipp Telemann sont les maîtres incontestés de la contate sacrée allemande, ils ne doivent pas nous cacher les trésors finement ciselés de compositeurs mieux connus pour leur musique de clavier ou d'autres qui restent dans l'ombre, leurs oeuvres perdues ou balayées par les siècles. Ceux-ci sont pourtant les acteurs du bourgeonnement et de l'éclosion de la cantate au nord de l'Europe avant qu'elle ne parvienne aux Cantors de Leipzig et de Hambourg.

Il est ainsi difficile d'évoquer le lamento de Johann Christoph Bach et sa rhétorique qui charmera les représentants futurs de l'Empfindsamkeit, sans penser à celui de l'Ariane de Claudio Monteverdi. Ce dernier verra le déclin du magdrigal profane et les premiers balbutiements de la cantate, qui de l'italie traversera alors les Alpes en direction du Nord. Et comment ne pas penser au torunant que représente le Stylus Phantasticus de Bruhns, témoin du passage de l'ancienne conception de la cantate vers la nvouelle ? L'effectif instrumental, réduit chez Bruhns et ici chez Buxtehude, rend leurs oeuvres encore intimes, empreintes de dévotion. Chez Johann Sebastian Bach et Telemann, un drame est mise en scène: soulagé, on quitte les misères d'ici-bas pour des cieux plus cléments. l'effectif instrumental s'enrfichit, les récitatifs succèdent aux arias, la cantate prend les dimensions d'une Passion, voire celles d'un opéra.

German Baroque Cantatas

Buxtehude sinfonia

 

Bach, Buxtehude, Telemann

German Baroque Cantatas Vol.2
Jesu, meine Freude

Gli Angeli Genève, Stephan MacLeod

Sony Vivarte
88697627402 / 2009

Un choral, des musiques…

Le programme de cet enregistrement est conçu comme une invitation à entendre, puis à reconnaître, dans des œuvres diverses du baroque allemand, les résurgences souvent éloquentes de deux simples mélodies. Depuis l’émergence de la liturgie luthérienne, au XVIe siècle, la musique à l’église était attachée à un nombre important de ces mélodies, le plus souvent tirées de chansons populaires, et auxquelles l’usage avait adjoint des textes religieux que la congrégation pouvait chanter pendant les services. Les organistes et les cantors rivalisaient d’adresse pour les harmoniser ou improviser dessus. Elles sont ce que l’on appelle communément le Choral.

Ces chansons étaient connues de la congrégation, leur présence dans un prélude d’orgue, dans une cantate, rappelait immanquablement le texte du psaume ou du cantique qui leur était lié, et il s’agissait donc d’un matériau fabuleux pour les compositeurs de l’époque qui, loin de considérer l’usage obligatoire de ces mélodies comme un fardeau, rivalisèrent d’adresse, à l’image de Johann Sebastian Bach, pour les intégrer de toutes les manières imaginables dans leurs œuvres. De surcroît, il suffit de penser à l’usage très dramatisé que fait Bach des chorals dans ses Passions pour comprendre qu’il ne s’agissait certainement pas seulement de permettre aux fidèles de chanter avec les musiciens pendant l’office. Dans une cantate comme dans une passion, le choral était avant tout une passerelle entre la musique et la congrégation, une main tendue aux auditeurs pour humaniser un message en leur permettant de s’identifier à la musique puisqu’ils la reconnaissaient, en connaissaient le sens, et les paroles.

German Baroque Cantatas Vol.2

Unter deinen Schirmen, in BWV 81